Tout savoir sur les restaurants bio


Tout savoir sur les restaurants bio

Depuis le  1er janvier 2020, la certification AB (Agriculture Biologique) a été enfin possible pour les restaurateurs en respectant certains critères. Effectivement, le label AB est un label français fondé sur l’interdiction de l’utilisation de produits chimiques de synthèse : il garantit une production agricole soucieuse de l’environnement.

Avec ce label les établissements pourront mettre en valeur les produits bio qu’ils proposent déjà, promouvoir cette particularité et sensibiliser les autres restaurateurs à adopter cette démarche éco-responsable. 

Avec des Français qui tend de plus en plus vers une consommation bio (9 Français sur 10 consomment bio) leurs habitudes est en constante évolution surtout concernant une alimentation saine. D’après une étude menée par l’Agence Bio, 78% des Français préféreraient des produits bio dans les restaurants et 66% en restauration rapide. Et c’est en réponse  à cette demande que 43% des restaurateurs ont proposé durant l’année 2019 des plats bio au sein de leur établissement. Malheureusement, seule l’appellation était présente, car ils ont pu constater que l’approvisionnement ne comptait que 2,6% de produits bio. Par conséquent, l’Agence Bio a du revoir le cahier des charges qui régit la restauration commerciale depuis 2012. 

Aujourd’hui, les restaurateurs sont de plus en plus lucides de l’impact social qu’ils peuvent avoir. En effet, la moitié des restaurateurs sont conscients de leur part de responsabilité dans le développement durable d’autant plus que la majorité des consommateurs sont prêts à mettre le prix fort pour obtenir des produits durables. Comment, de ce fait, concrétiser  ces engagements de respecter l’environnement, le bien-être des animaux et la santé de sa clientèle dans son activité de restauration ? 

Il ne suffit pas pour  cela de proposer des éléments bio dans la carte, mais bon nombre de facteurs entrent en jeu.

Une sélection responsable des produits

La première motivation de la sélection des produits est avant tout la santé. Les ingrédients doivent être naturels et sains, ceci constitue un critère majeur qu’exigent les consommateurs. Choisir des produits biologiques et/ou issus de l’agriculture raisonnée contribue à préserver l’environnement, mais surtout à assurer une qualité des aliments utilisés dans la préparation des plats qui leur sont servis, principalement car la France est classée première utilisatrice de pesticide en Europe. Le mode de culture et d’élevage se doit d’être transparent et il est essentiel d’indiquer la provenance des produits. La proximité de l’approvisionnement est impérative pour défendre cette réelle implication dans l’éco-responsabilité du restaurateur.

Des produits traçables

La traçabilité de l’origine de l’aliment constitue un critère de qualité pour le client et quoi de plus simple que de préférer les produits locaux. S’approvisionner aux alentours, évidemment,  incite les restaurateurs à utiliser des produits de saisons et par conséquent ajuster les menus qu’il propose dans leur carte. 

Le bénéfice pour la planète n’est pas négligeable grâce au circuit court, car cela permet de réduire l’empreinte carbone causée par le transport des aliments et particulièrement enrayer la pêche intensive des espèces protégées. L’économie locale se verra également reboosté et le prix sera revu à la baisse, car moins de charges, cela permettra de proposer des prix accessibles à plus de personnes. La démarche éco-responsable implique la sélection des produits et du travail des produits, mais de la diminution des déchets aussi.

Gestion des déchets

Étant donné qu’un tiers de la production mondiale est jetée, cela constitue un grand gaspillage à l’échelle internationale. Alors, réduire ou même éviter le maximum possible les déchets constitue une action simple, mais non négligeable et surtout peu coûteuse qui profite non seulement à l’environnement, mais aussi à nos convives. 

A ces fins, le personnel lui-même doit être éduqué à ne pas gaspiller dans l’exécution de chaque tâche. Faire connaître les contrecoups d’un gaspillage au niveau de l’environnement, mais aussi de la bonne marche de l’établissement. Inculquer des habitudes à adopter pour réduire au maximum le gâchis, une action en faveur de la démarche durable. 

Par exemple :

  • Ne pas faire de différence entre les légumes qu’elle soit encore ferme ou présentant de petites imperfections (mais pas pourris ou avariés, que se soit claire !), ou encore utiliser des ingrédients dans toute la totalité (pelure, fanes, arêtes, parures).
  • Eviter les emballages à utilisation unique, absolument pas biodégradable
  • Utiliser des emballages biodégradables pour les plats à emporter, des emballages consignés
  •  Vendre à prix réduit les invendus et utiliser les réseaux sociaux ou des applications pour pouvoir les liquider
  • Sensibiliser les employés au tri sélectif 

Les restaurants, générant elles-mêmes des déchets de production, elles se doivent de les valoriser ou de trouver un moyen de trouver une seconde utilisation de ces déchets. Il existe des entreprises qui collectent l’huile de friture pour les recycler. Faire du compost avec les épluchures ou les coquilles de crustacés.

Face à l’augmentation continue des consommateurs exigeant la transparence des restaurants, l’éco-responsabilité est devenue un atout majeur à la pérennité d’un établissement. Au-delà de la sélection de produits, le restaurant doit compter parmi ses objectifs trois règles primordiales : réduire, recycler et réutiliser.  La certification Bio évoquera une grande confiance chez le consommateur qui est prêt à payer le prix pour consommer sain et ainsi assurer un retour sur investissement au restaurateur. 

 

 


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